Les services de notre commune n°3
Il y a des services ou les dangers sont omniprésents. Service indispensable pour assurer la sécurité dans notre commune.
Pour effectuer des missions relatives à la sécurité publique comme les exercent aujourd'hui les Policiers Municipaux de France, l'armement de quatrième catégorie est indispensable.
Une formation continue est imposée par le Décret 2000-276, formation qui, dans les faits, est bien plus fréquente et plus poussée que celle suivie par les Policiers Nationaux et les Gendarmes.
Certains doutent des facultés psychologiques des Policiers Municipaux.
Il faut savoir que le Décret 94-932 impose la présence dans le jury de recrutement d'un psychologue agréé auprès des tribunaux.
De même que le Centre National de
Par ailleurs, il faut aussi savoir que deux tiers des homicides volontaires sur les agents de police ont lieu lors d'intervention en matière de Code de
En 2005, un Policier Municipal de la commune d'Epinay-sous-Senart est la cible d'un homme armé d'un pistolet semi-automatique. Ce lors d'une « simple » mission de Police de la route qu'il effectue avec un collègue. Il ne doit son salut qu'au port d'un gilet pare-balles*. La balle ricoche et le blesse sérieusement à une main. Son collègue non armé est alors contraint de fuir pour se réfugier dans un commerce voisin…
La police municipale a vocation a faire de la proximité car se terrain est plus ou moins couvert par la police nationale. Ne nous étonnons pas maintenant que les policiers municipaux soient exposés aux faits les plus graves qui peuvent survenir sur la voie publique de jour comme de nuit.
Il y a aussi l'aspect dissuasif de l'armement des policiers municipaux. Le rôle d'un policer municipal est d'être rassurant pour les "honnêtes gens" et d'être suffisamment dissuasif pour éviter que des faits graves soient commis par des individus mal attentionnés.
Les délinquants font-ils la différence entre un agent de la police nationale et agent de la police municipale ? Oui et non mais le résultat est le même.
Oui : dans l'esprit de certains la police municipale n'est pas une vraie police, ce qui engendre des situations difficiles à gérer pendant des contrôles. D'où des provocations, des gestes de violences à l'encontre de la police municipale.
Non : pour d'autres c'est une personne qui représente l'état, donc un "ennemi" et n'hésitent pas à passer à l'acte pour éviter l'interpellation.
A savoir qu'une patrouille de police nationale c'est 3 agents et qu'une patrouille de police municipale c'est trop souvent 2 agents et parfois sans arme.
S'il y a de plus en plus de police municipale c'est bien pour pallier au manque d'effectif de la police nationale, mêmes missions, mêmes dangers.
Délicate situation que d'annoncer à une femme, à des enfants, que son mari, leur père s'est fait tirer dessus comme un lapin et qu'il est mort sans pouvoir se défendre.
Psychologiquement difficile à vivre, après avoir vu son collègue se faire tirer dessus et avoir été obligé de prendre la fuite…
Dans ce cadre d'emploi l'armement ne devrait il pas rentrer dans l'Equipement de Protection Individuelle** de catégorie 3***.
Un agent de police municipale sans arme ne peut même pas faire valoir son droit de retrait**** en cas d'interpellation, de contrôle où il serait menacé de mort par un individu armé d'une arme à feu…
*Vous noterez, bien sûr, que les Policiers Municipaux non armés, étaient dotés de gilets pare-balles, «détail » caractéristique des Maires qui admettent implicitement le danger du métier, mais refusent d'armer les Policiers qu'ils exposent. Voilà une belle méconnaissance du terrain pour des 1ers magistrats.
**E.P.I. qui est défini comme dispositif ou moyen destiné à être porté ou tenu par une personne en vue de la protéger contre un ou plusieurs risques susceptibles de menacer sa sécurité ainsi que sa santé.
***contre les risques majeurs : mortels ou invalidants.
****Suivant le Décret 85-603 du 10.06.85 - art 5-1. Le droit de retrait repose sur le principe selon lequel un agent qui a un motif raisonnable de penser qu'il est exposé à un danger grave et imminent menaçant sa vie ou sa santé est en droit d'interrompre son activité. La détermination des missions de sécurité des biens et des personnes qui sont incompatibles avec l'exercice du droit de retrait individuel défini ci-dessus en tant que celui-ci compromettrait l'exécution même des missions propres de ce service, notamment dans le cadre de la sécurité civile et de la police municipale.
Conclusion : pour un agent de police municipale sans arme, il reste 2 solutions en cas de danger, fuir pour sauver sa peau ou rester avec le risque de périr pour être ensuite décoré d'une belle médaille à titre posthume….
Nous saluons nos collègues de
Nous remercierons nos collègues de
Pour le syndicat
Secrétaire Général
M. Dominique Calmel
